Le Ramayana

Le Ramayana de Valmiki passe pour être le premier ouvrage poétique écrit en sanscrit. On dit que Brahma aurait assuré Valmiki que "aussi longtemps que les montagnes s'élèveront et que les rivières coulent, le Ramayana sera lu."

Dans les Purana, Rama est décrit comme un avatar de Vishnu, mais Valmiki n'y fait pas référence comme à un dieu. Le Ramayana est une somme de 24000 vers en six sections : le Bala Kanda, l'Ayodhya Kanda, l'Aranya Kanda, le Kishkindha Kanda, le Sundara Kanda et le Yuddha Kanda.

Le Prince Rama

Rama est la septième incarnation de Vishnu et tient une place prépondérante dans l'hindouisme, tout comme Krishna le huitième avatar.

Rama est la personnification de la perfection, de la loi du dharma. Son histoire est racontée dans le Ramayana, poème écrit par le sage Valmiki au VIè siècle. Prince d'Ayodhya, Rama partit, avec son frère Lakshamana, à la recherche de son épouse Sita, enlevée par le démon Ravana. Dans sa quête, il est aidé par Hanuman. Sa devise est "une flèche, une parole, une épouse".

Vêtu d'un voile jaune, portant à son cou un collier, Rama est toujours représenté en vainqueur. Dans sa main, il tient son arc. A ses cotés se tient Sita son épouse, recouverte de bijoux, tenant dans sa main un lotus.

Dans l'illustration, Rama se tient en compagnie de Sita, Lakshamana et d'Hanuman.

Les hindous, un "mala" à la main, psalmodient souvent le nom de Rama. "Râm, Râm, Râm" Le nom de Rama est puissant. Répété plusieurs fois, il constitue un exercice de yoga, d'union avec le divin. Le mot Rama signifie charmant.

La syllabe Ram est une manifestation de Om, la syllabe fondamentale, de laquelle tout l'univers est issu.

Rama

Collection de l'auteur

Sita

Collection de l'auteur

 

 

 

 

Ravana, le démon

Collection de l'auteur

Marionnette du théatre d'ombre balinais

Indonésie

 

 

 

 

 

Hanuman

Demi-dieu à tête de singe, dont les aventures sont contées dans le Ramayana, Hanuman est vénéré comme un dieu à part entière. Fils du dieu du vent Varuna, et d'une apsara, il a la force des ouragans et le pouvoir de voler. Dès son jeune âge, il réalise de nombreux exploits. Valeureux général de l'armée des singes du roi Sugriva, il va se mettre au service de Rama pour délivrer Sita, captive du roi Ravana. Il met le feu au palais du démon Ravana en sautant de toit en toit avec une torche attachée à sa queue. Après sa victoire il est récompensé par Rama qui lui accorde une éternelle jeunesse. Hanuman est le modèle de l'homme courageux et fort, serviteur tout dévoué à son maître. Hanuman porte une hache ou une grande masse d'arme à la main. Il est quelquefois représenté en train de voler, portant à bout de bras une montagne, ce qui fait référence à un passage du Ramayana où il s'envole pour l'Himalaya en quête de plantes médicinales pour soigner les blessés.

La bravoure de Hanuman est relatée dans le Ramayana. Selon cette épopée, il est ainsi décrit : "sa face est aussi rouge que le plus brillant des rubis, sa queue est d'une interminable longueur. Hanuman est un être parfait. Personne ne peut l'égaler dans la compréhension et le sens des écritures. Il rivalise avec le précepteur des dieux Vrihaspati".

Il symbolise la force et l'intelligence, il est vénéré des combattants. Après la délivrance de Sita, Sugriva, le roi-singe demanda à Hanuman de rejoindre l’armée des singes. Celui ci refusa et pour preuve de son respect, il ouvrit sa poitrine où se trouvaient les images de Sita et de Rama. Il incarne ainsi la dévotion (bhakti) et l'humilité.

 

 

 

 

 

Sita est prisonnière du démon Ravana qui tente de la séduire.

 

 

L'ordalie de Sita

Après avoir retrouvé son épouse, Rama ne peut croire qu'elle lui soit restée fidèle tout ce temps. Elle lui propose de se soumettre au jugement du feu. Placée sur un bucher, Sita est miraculeusement épargnée par les flammes par le dieu védique Agni qui convainc Rama de son innocence.

Cette croyance est à la base de la coutume des sati, femmes qui se jettent sur le bucher funéraire de leur époux.

 

 

 

 

 

 

A l'entrée du palais de Jodhpur au Radjasthan se trouvent ces mains de sati imprimées dans le mur par les femmes du maharaja sur le point de se jeter sur bûcher funéraire de leur époux.